PERMAS-DEVX Analyse modale avec MLDR
La détermination des valeurs propres avec les modules DEV et DEVX est complétée par une nouvelle méthode. Cette dernière est également utilisable pour la détermination des modes couplés fluide-structure.
L'application de cette méthode est particulièrement avantageuse dans les cas où les temps de calculs sont principalement dus aux accès disques comme la détermination sur un gros modèle d'un grand nombre de modes. Plus le modèle est grand et plus le nombre de modes à calculer est important, plus le gain en temps de calcul sera important avec la méthode MLDR.
Ce bénéfice en terme de temps de calculs peut être nettement amélioré si une réponse dynamique consécutive est utilisée pour déterminer la réponse sur un petit nombre de nœuds seulement. En effet, la génération complète des déformées modales est évitée, économisant ainsi des temps de calcul considérables.
La méthode MLDR est basée sur une partition automatique du modèle où chaque partition ne dépasse pas une taille donnée. De plus, le couplage entre les différentes partitions doit être le plus faible possible. Ces partitions sont alors regroupées et organisées comme des sous-structures en utilisant la condensation dynamique et le module DEVX. Cette procédure est appliquée sur plusieurs niveaux de manière hiérarchique afin de représenter le modèle complet par un seul composant. Dans ce composant, seulement un petit nombre de nœuds et d'éléments est conservé et le comportement dynamique est principalement déterminé par les modes et les fréquences issus des sous-structures et combinés en suivant les règles de la condensation dynamique. En raison de cette procédure, cette méthode de condensation dynamique à plusieurs niveaux est appelée MLDR (Multi-Level Dynamic Reduction).
Si des nœuds et des éléments particuliers doivent être présents dans le composant principal, l'utilisateur peut les spécifier directement. Ainsi, la partie sélectionnée du modèle est placée dans le composant principal, et tous les traitements consécutifs sur les modes sont alors accélérés étant donné la petite taille matricielle du système résultant. De cette façon, les simulations en dynamique, les couplages avec la cinématique, l'optimisation du système résultant, ou la prise en compte de non-linéarités peuvent être traités avec des temps de calculs très faibles.
Comme cette méthode est complètement parallélisée, il est possible de réduire davantage les temps de calculs en utilisant des machines multi-processeurs. En conclusion, l'utilisation de MLDR est une avancée importante dans l'augmentation de la productivité, et permet, par exemple, la simulation dynamique dans des plages de fréquences plus élevées que celles étudiées par le passé, avec la possibilité d'augmenter la taille des modèles pour ameliorer la precision des resultats.



